Osez le féminisme 31 se joint à une trentaine d’organisations toulousaines (Collectif Midi-Pyrénées pour les droits des femmes,associations, partis politiques, syndicats, etc.) et appelle à la mobilisation le samedi 6 mars à 16h place du Capitole pour défendre les droits des femmes (journée internationale des femmes le 8 mars).
En effet, l’égalité femmes/hommes est loin d’être atteinte : 20% de salaire en moins pour les femmes, 80% des travailleurs précaires sont des femmes, 40% d’écart dans les retraites, une femme est violée toutes les 10 minutes et une meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, des centres IVG ferment...
Cette année 2010 est importante pour le féminisme : elle marque les 100 ans de la journée internationale des femmes, les 40 ans du MLF et la 3ème marche mondiale des femmes.
Osez le féminisme est un réseau militant qui se bat pour l’égalité entre les femmes et les hommes et a vocation à défendre les idées féministes dans la société. Le réseau édite un journal disponible sur www.osezlefeminisme.fr
Plus d’info dans le document à télécharger ci-dessous :
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Texte issu de http://tvbruits.org/spip.php?article1399
Interpellation musclée à la marche des femmes
Dérapage. Elle traçait un tag. Les femmes se sont ensuite rassemblées hier soir devant l’hôtel de police. Photo DDM, Michel Viala. Les femmes se sont ensuite rassemblées hier soir devant l’hôtel de police. Photo DDM, Michel Viala.
« Rien ne sert de courir, il faut jouir à point ! » C’est ce tag tracé à la bombe rose fluo sur le rideau de fer d’une boutique de la rue du Taur qui a mis le feu aux poudres hier, vers 22 heures, lors de la marche des femmes organisée par un collectif féministe : à peine ces quelques lignes tracées, la manifestante a été interpellée de façon musclée par les policiers en plein cortège. Une interpellation qui a soulevé l’indignation générale.
Partie à 21 heures d’Arnaud-Bernard, la manifestation, organisée à Toulouse depuis plusieurs années pour dénoncer les violences faites aux femmes dans le cadre de la Journée internationale du 8 mars, s’était jusqu’à présent déroulée sans le moindre incident. Dans le cortège, non mixte, composée de deux cents femmes, l’une d’elle collait des affichettes ça et là et traçait quelques tags.
Une fois l’inscription de la rue du Taur tracée, les choses ont basculé. Une manifestante, témoin direct, raconte : « Elle a tout de suite été jetée à terre très violemment, sur le dos, par des policiers. Ils ont alors sorti des matraques et menacé tout le monde avec une grenade. Ils ont tapé sur tout ce qui bougeait. C’était impressionnant. ça a choqué tout le monde. Surtout, ça ne méritait pas ça ! On a essayé de négocier. On a proposé qu’ils prennent son nom pour qu’elle aille plus tard au commissariat. On nous a répondu non. Tout ça est inouï ! » Manif devant le commissariat
Du coup, après l’interpellation, le cortège s’est dirigé jusqu’à l’hôtel de police, boulevard de l’Embouchure.
Situation surréaliste : à 22 h 30, deux cents femmes manifestaient en chantant devant un cordon de policiers. Sur le bord du canal, la circulation était bloquée. Dans le commissariat, la manifestante a été entendue sur ses tags nocturnes. Puis, elle est ressortie, vers 23 h 30, libre.