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Chômage, RSA, pôle emploi... la précarité s’accorde le plus souvent au féminin
articles et sketch


par L’aGitation dans la BoîTe à outIls, 14 mars 2010


Le taux de chômage des femmes est équivalent à celui des hommes. Mais leurs conditions d’emploi sont loin d’être identiques.

Pour la première fois depuis les années 1970, le taux de chômage des femmes équivaut à celui des hommes. De quatre points jusqu’au milieu des années 1990, l’écart est tombé à zéro au troisième trimestre 2009. Comme les hommes sont en proportion un peu plus nombreux à se porter sur le marché du travail, il y a même davantage d’hommes que de femmes au chômage.

Plusieurs facteurs expliquent cette "égalisation". Sur le long terme, les femmes ont tiré davantage profit des créations d’emplois dans le secteur des services, de la distribution aux emplois domestiques, en passant par l’enseignement ou la santé. Leur niveau de diplôme s’est très nettement rapproché de celui des hommes, même si elles s’orientent vers des filières moins valorisées. A plus court terme, la récession économique amorcée à partir de l’été 2008 a particulièrement frappé les secteurs employant des hommes (industrie et bâtiment notamment). Enfin, l’intérim - qui embauche plus d’hommes que de femmes - a servi de première variable d’ajustement.

Ce phénomène ne doit pas faire illusion. "L’égalité" des taux de chômage résulte pour une part du développement d’emplois de mauvaise qualité à temps partiel, occupés par les femmes. En matière de conditions d’emploi (salaires, statuts, responsabilités, temps partiel subi, etc.), les femmes demeurent largement défavorisées sur le marché du travail.

Source : http://www.inegalites.fr/spip.php?a...


La question de l’égalité entre les femmes et les hommes ne semble pas avoir été pensée dans la construction du RSA.

Le revenu de solidarité active est une prestation familiale, tout comme l’était le RMI : il complète les revenus de la famille. On suppose que les personnes qui vivent ensemble mettent en commun leurs ressources et sont donc solidaires. De ce fait, c’est la famille qui est éligible au RSA et non la personne.

Mais le RSA est construit de sorte à articuler les revenus issus de la solidarité et les revenus issus du travail : il est donc directement lié à l’emploi. Or, comme chacun sait, l’emploi et l’insertion professionnelle sont des questions qui concernent l’individu, non la famille. Pourtant, on lira dans la plupart des travaux sur le RSA « nombre d’heures de travail dans le couple », ou bien « revenu d’activité du couple », ceci sans s’inquiéter de savoir qui travaille et combien de temps. Est-ce l’homme, la femme, ou les deux ? Combien de temps chacun, pour quel salaire ?

(...) Problème de fond ou simple lubie de féministe ? Jugez vous-même.

source : http://www.actuchomage.org/20090807...
source originale : http://alternatives-economiques.fr/...


Pâle emploi 2012 : un sketch prémonitoire ?

Pâle emploi 2012 anticipe (si peu) ce que sera bientôt Pôle emploi si rien n’est fait pour contrer la guerre de classe [1] que mènent les dirigeantEs contre les ouvrierEs et les précaires.Pour relire les dialogues, les jouer, les textes sont ici : http://lgbti.un-e.org/IMG/pdf/pale_...

[1] Présentation du livre de François Ruffin, La guerre des classes, sur http://lmsi.net/spip.php?article819

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Textes de Pâle emploi


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